La faille de Google+ déclenche une enquête de la CNIL d’Hambourg

Mercredi 19 décembre 2018

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Google l’avait annoncé : son réseau social Google+ sera supprimé en août 2019. Outre une utilisation particulièrement faible de cette plateforme par les utilisateurs et développeurs, rappelons qu’un bug a récemment affecté près de 500 000 internautes plus tôt cette année. Cette faille de Google+ a même révélé leurs données à 438 applications…

La CNIL d’Hambourg enquête sur le bug de Google+

Google+ n’a jamais eu la cote. Pour preuve, plus de 90 % des sessions dureraient moins de cinq secondes sur Google+. C’est dire l’échec cuisant rencontré par le géant du web. Mais au-delà de son manque d’attrait, c’est surtout le bug qui est intervenu plus tôt cette année qui marquera la fin définitive de Google+. Rappelons qu’une faille a exposé les données personnelles de quelques 500 000 utilisateurs à des applications d’amis. Le patron de Google, Sundar Pichai, aurait d’ailleurs craint les répercussions de cette terrible révélation.

Aussi l’autorité allemande sur la sécurité des données a-t-elle lancé une enquête sur le fameux bug dévoilé initialement par Bloomberg. Selon le média américain, le bug découvert en mars (et depuis corrigé) pourrait vraisemblablement tomber sous le coup de la législation qui précède le RGPD, lequel a augmenté l’amende potentielle à hauteur de 4 % du chiffre d’affaires mondial. Par ailleurs, la Commission de Protection des Données irlandaise a également exigé plus de détails au sujet de la faille de Google+, dont elle ignorait l’existence, a rapporté CNBC Europe.

Google prétexte qu’une révélation publique n’était pas requise

Du côté de Google, le géant du web prétexte qu’aucun critère ne justifiait la révélation de cette faille de Google+ au public. Afin de faire oublier cet échec, Google a intégré le bug dans son projet Strobe, lequel vise à définir de nouvelles mesures de sécurité. Depuis le scandale, Google a affiné le contrôle d’accès aux applications, ce qui lui permet aujourd’hui d’approuver ou de refuser toute permission de façon individuelle.

DESTRUDATA vous rappelle que détruire vos disques durs de manière régulière est la meilleure façon de maintenir vos informations confidentielles, notamment lorsque celles-ci n’ont plus vocation à être utilisées.

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